La christianisation de l’Irlande

Dès le Vème siècle de notre ère, la papauté romaine envoie des mission et  les premiers diocèses sont ainsi fondés, dans le Leinster et dans les comtés du Centre. Puis, toujours au Vème siècle, un missionnaire britannique, Patrick, évangélise le Nord du pays, il frappe l’imagination des Irlandais et va être vénéré comme l’Apôtre National, c’est le célèbre Saint Patrick. Il introduit sur l’île non seulement le christianisme mais aussi la langue latine et l’écriture.

Les divinités celtiques sont progressivement abandonnées et les druides évincés par un clergé chrétien. Pourtant, la nouvelle religion ne modifie pas les structures sociales et les anciennes croyances survivent.

Au milieu du VIème siècle, tout le pays est christianisé, l’organisation épiscopale de l’Eglise catholique fait son entrée et des monastère sont institués, ils vont avoir plus d’importance que les diocèses car ils correspondent plus ou moins aux anciennes structures païennes, tandis que les diocèses mis en place par saint Patrick empiètent sur les limites tribales. L’Irlande développe également une vénération pour les saints ermites.

A partir du VIIeme  siècle, l’Irlande devient le refuge des érudits venus du continent, et les monastères fondés à cette époque comme celui  des îles d’Aran  ou de Glandalough deviennent de véritable centres du savoir, où l’on poursuit des études latines ou grecques.  Les manuscrits enluminés des monastères irlandais et leurs «croix rondes» sculptées, préservant les courbes de l’art gaélique pré-chrétien, sont renommés pour leur beauté, on peut en admirer à Trinity College.

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