La guerre anglo-irlandaise

L’armistice de novembre 1918 qui met un terme à la Première Guerre mondiale, n’apporte pas la paix à l’Irlande. Lorsque les Britanniques tentent d’abolir le gouvernement provisoire, la lutte armée éclate entre l’Armée républicaine irlandaise (l’IRA, bras militaire du Sinn Fein) et le Royal Irish Constabulary (Police royale d’Irlande), soutenu par l’armée britannique et des groupes paramilitaires.

Les affrontements deviennent rapidement sanglants, tandis que l’opinion irlandaise développe un profond ressentiment anti-anglais en raison et de la corruption et la violence ambiante. L’IRA crée les « flying colums », des groupes de volontaires chargés de piéger les soldats britanniques dans des embuscades. C’est le héros Michael Collins qui organise ces troupes auxilliaires, ainsi qu’une campagne de terreur contre les ennemis du Sinn Fein

De part et d’autre, de brutales représailles transforment ce conflit en véritable guérilla, et les meurtres de sang-froid se multiplient. Les anciens combattants britanniques, opérant sous l’uniforme des Black and Tans, et la Royal Irish Constabulary acquierent une réputation de cruauté envers les civils.

Les atrocités perpétrées entre 1919 et 1921 suscitent l’émotion de l’opinion publique internationale, et les gouvernements étrangers, celui des Etats-Unis notamment,  font pression sur le ministère de Lloyd George, afin qu’il mette un terme aux hostilités.

Les pourparlers officiels entre le Sinn Fein et les membres du gouvernement de Londres commencent en juillet 1921. Au bout de cinq mois de négociations difficiles, le 6 décembre 1921, Griffith et Collins, les deux principaux délégués du Sinn Fein, acceptent les termes du traité de Downing Street.

Les Britanniques reconnaissent la souveraineté de l’Etat libre sur toute l’Ile, mais ils demandent la création dans le nord d’un petit état transitoire de 6 comtés à majorité protestante, dont les citoyens auraient le choix de rester ou non des sujets de la couronne britannique.

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