La question de l’identité nationale

L’Irlande incarne l’exemple d’une nation relevée économiquement par les financements de l’Union Européenne. Pourtant, cette prospérité économique a un coût : une partie de la campagne irlandaise commence à être dégradée par la multiplication des constructions d’habitations et de bureaux.

De plus, et de façon paradoxale, le progrès de l’économie à précipité une fracture sociale qui a aujourd’hui pour conséquence l’augmentation des problèmes de santé mentale et de la criminalité.

Depuis dix ans, la population de l’île a connu de véritables mutations, elle est aujourd’hui une population multiculturelle. Si elle a longtemps été une terre d’émigration, l’Irlande acceuille actuellement de nombreuses vagues de migrants, en provenance d’Europe de l’Est, d’Afrique et d’Asie. Ces nouveaux immigrés occupent les emplois de services que les irlandais refusent désormais, car la population a considérablement progressé en matière de formation et d’éducation.

Si les Irlandais sont dans l’ensemble les premiers à reconnaître le « miracle irlandais », de nouveaux débats voient le jour. C’est le cas du thème de l’identité nationale, qui demande à être redéfinie, après les évolutions qu’elle a récemment connu.

Il apparaît que les Irlandais, même s’il sont conscients de ce que l’Union  Européenne leur a apporté, émettent de plus en plus des doutes sur la légitimité de la supranationalité revendiqué par Bruxelles. En 2001, ils se sont prononcé à majorité contre le Traité de Nice et l’entrée de nouveaux pays dans l’Union.

Ceci s’explique par la crainte que leur inspire l’éventualité de se voir retiré des aides, à l’avenir redistribuées aux pays entrants, moins développés économiquement. Ce nouveau scepticisme européen s’est confirmé par le rejet du Traité de Lisbonne en Juin 2008, qui avait été soumis à un référendum.

ATTENTION PAS DE GAFFE !

Sachez que les Irlandais peuvent se montrer très susceptibles au sujet du terme employé pour désigner leur pays, et pour cause ! Si vous souhaitez parler de l’Irlande du Sud, preferez l’expression « République », et évitez à tout prix celui de Southern Ireland, « Irlande du  Sud ». Mais n’hésitez pas à employer  Northern Ireland pour évoquer la partie anglaise de l’île. Soyez prudent : si vous choisissez d’avoir recourt au terme d’Ulster, la connotation protestante sera remarquée par les Irlandais, qui sont en majorité catholiques…

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