La quête d’une solution politique en Irlande.

C’est dans les années 1990 que la situation de l’Irlande peut évoluer, en raison des changements de la situation extérieure. L’entrée de l’île dans la CEE, en 1973, en même temps que l’Angleterre, l’essor économique qui en résulte, ainsi que le déclin progressif de l’Eglise catholique au Sud permet une apaisements des oppositions entre le Nord et le Sud. C’est l’interet portée par les Américains à la cause irlandaise qui transpose le débat l’opposant à la Grande-Bretagne sur la scène internationale.

En décembre 1993, les premiers ministres des deux états, John Major et l’Irlandais Albert Reynolds signent la Downing Street Resolution, un document qui  marque une étape dans le processus de paix. De même, en 1994, le leader de Sinn Féin annonce l’acceptation d’un cessez le feu par l’IRA, et les factions loyalistes affirme cette même résolution.

La majeure partie des militaires britanniques regagnent leurs casernes, et les barrages routiers sont levés, c’est la fin des patrouilles de jour en Irlande du Nord, quotidiennes depuis 25 ans.

C’est sur la question du désarmement que le désaccord subsiste : les unionistes exigent que l’IRA rende les arme avant toute négociation pour démontrer sa bonne foi, alors que l’armée républicaine irlandaise et Sinn Féin considèrent que cela ne pourra faire partie que de l’accord final, après le retrait des britanniques et la libération des prisonniers politiques. Les pourparlers sont interrompus après un attentat commit par l’IRA en 1996 à Londres.

Les négociations reprennent en 1997, après l’élection de Tony Blair en Grande-Bretagne et Bertie Ahern en République d’Irlande ; Sinn Féin entre à nouveaux dans les discussions de paix. Elles aboutissent à l’accord du 10 avril 1998, l’Accord du Vendredi Saint (Good Friday Agreement), qui déclare que l’avenir politique de l’Irlande du Nord dépendra du choix de sa majorité de la population, qui l’approuve par référendum à 71%.

L’accord institue un partage du pouvoir au sein d’institutions inter communautaires, et aménage une étroite coopération entre la République d’Irlande, l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne. La nouvelle assemblée d’Irlande du Nord obtient les pleins pouvoirs législatifs et exécutifs dans les domaines sociaux et économique.

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