Le soulèvement émane surtout du prolétariat et de la petite-bourgeoisie, ayant à leur tête une élite intellectuelle. Si l’opinion publique est d’abord horrifiée par cette rébellion, après les exécutions des meneurs, de nombreux nationalistes modérés s’opposent désormais au gouvernement britannique. Des centaines d’insurgés sont déportés en Angleterre et au Pays de Galles et des milliers de recrues viennent secrètement grossir les rangs du Sinn Fein.
En 1917, le nouveau Premier ministre britannique, David Lloyd George, tente de régler la question irlandaise par le biais d’une conférence multilatérale à Dublin, nommée Convention irlandaise. Mais cette tentative est un échec car le Sinn Fein et les Unionistes d’Ulster refusent d’y prendre part.
Après la victoire éclatante du Sinn Fein aux élections de 1918, ses membres refusent d’aller siéger au Parlement de Londres, et proclament l’indépendance de l’Irlande. Ils forment le Dail Eireann de la République irlandaise, l’assemblée Irlandaise, qui siège à la Mansion House de Dublin. Les Irish Volunteers se transforment en Irish Republican Army (IRA) et sont chargés par la Dail de se battre contre les soldats anglais présents sur le sol irlandais.


Histoire de l'Irlande