Les années qui suivent les Accords du Vendredi Saint sont marqués par des violences perpétrées par des républicains dissidents et des loyalistes opposés à la paix.
L’attentat le plus marquant est celui commis en août 1999 à Omagh par le « Real IRA » qui faits plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, après que de faux avertissements aient conduit les autorités à rassembler la population à l’endroit même où allait avoir lieu l’attentat. C’est la condamnation rapide par les chefs politiques irlandais qui empêchent les représailles loyalistes.
Les avancées et les reculs constants montrent combien les acteurs majeurs du processus de paix sont les otages des éléments les plus extrémistes de leurs partis. S’il est engagé dans le processus de paix, Sinn Féin doit néanmoins conserver l’appui de ses partisans afin qu’ils ne s’orientent pas vers des mouvements républicains dissidents.
De son coté, le Parti Unioniste d’Ulster voit ses membres fuir vers un parti hostile aux accords du vendredi Saint, le Parti unioniste démocratique, parce qu’ils lui reprochent de ne pas avoir une position suffisamment ferme envers l’IRA.


Histoire de l'Irlande